Dans La symphonie des nombres premiers, Marcus du Sautoy parle du physicien britannique Freeman Dyson :
« Au cours des quarante ans qui se sont écoulés depuis ce jour béni, il m'est arrivé de revenir de temps à autre dans le jardin de Ramanujan. Et chaque fois, j'y ai trouvé des fleurs en pleine éclosion. C'était ce qu'il y avait de remarquable avec Ramanujan. Il avait découvert tant de choses et en avait pourtant laissé tant à découvrir dans son jardin. ».
D'après Dyson, si les scientifiques explorent tous le même monde, ils se divisent en deux groupes bien distincts: les "oiseaux" et les "grenouilles".
Les oiseaux survolent leur domaine de très haut, capables de voir les connexions grandioses qui se dessinent dans ce paysage.
Les grenouilles passent leur temps à sautiller en s'éclaboussant dans la boue et à nager dans un marigot qu'elles finissent par connaître par cœur. Les mathématiques étaient plutôt l'empire des oiseaux, mais Dyson lui-même se considérait comme une grenouille.